Jamais trois sans deux : quand la trilogie devient dyptique

Les aléas de la recherche : on s’attend à trouver quelque chose, et parfois, on ne trouve rien. D’autres fois, on trouve bel et bien, mais pas tout à fait ce que l’on escomptait…

Les bibliographies de Michel Zévaco indiquent de manière unanime que sa première série romanesque s’intitule Le Royaume de Minuit et comporte trois romans, publiés entre 1890 et 1891. Ceux-ci s’intitulent respectivement L’Ombre FataleLe Train Rouge et Le Roi de Minuit.

Le premier volume, L’Ombre Fatale, est prêt à sortir aux éditions La Taupe Médite. C’est aussi le tout premier volume à paraître chez la Taupe, et la Taupe en était très fière. Mais la Taupe a eu une surprise, car il s’avère que Le Royaume de Minuit n’est en pas une trilogie, mais bien un diptyque.
Explications : exhumé aujourd’hui même, le troisième roman de la série, Le Roi de Minuit, n’est en fait que la réédition, à la virgule près, du premier, L’Ombre Fatale. Seuls changent le titre, le journal et le nom de l’auteur.

Cette découverte est à la fois déceptive et fascinante : la Taupe se doit d’annoncer qu’elle ne publiera pas la trilogie attendue, mais bien un diptyque, et en outre cet imprévu va retarder légèrement l’impression des volumes de L’Ombre Fatale, qu’il faut adapter à ce nouvel état des choses. Mais se trouve du même coup ouverte une nouvelle enquête, sur ce pseudonyme de Pierre de Mayran, qu’utilise Zévaco entre août et octobre 1891, pour publier ce roman déjà sorti un an auparavant… Elémentaire, mon cher.

OF:RM

Une réflexion au sujet de « Jamais trois sans deux : quand la trilogie devient dyptique »

Répondre à Jahyra Annuler la réponse.

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *