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Appel à contributions : C’est la fin

Appel à propositions d’articles, pour le 15 septembre 2018

Le Pardaillan, revue interdisciplinaire de littératures populaires et cultures médiatiques, consacrera le dossier de son sixième numéro à la fin, en ce qu’elle constitue a priori l’ultime étape de toute œuvre. La fin se pose d’emblée comme paradoxale : point final d’une expérience (de lecture, de visionnage, de jeu…), elle est ce dont on ne cesse de s’approcher tout en redoutant d’y arriver trop vite. Repoussée et désirée tout à la fois, redoublée, multiple ou alternative, surprenante ou banale, prématurée, parfois brutale, et protéiforme, la fin est un lieu stratégique de révélation au sens photographique du terme. Qu’elle soit dénouement, révélation ou maintien en suspens, elle est, invariablement, ce qui termine notre expérience, et à ce titre dispose de modes d’apparition et d’enjeux bien spécifiques.

La fin s’impose, visuellement, dans l’oeuvre qui se termine. Le mot « fin », en dessous de la dernière phrase d’un livre, héritier de la mention explicit liber des moines copistes, vient officialiser l’inévitable. Il peut apparaître également, parfois assorti d’effets spéciaux, à la fin des films et des jeux ; les productions sérielles, quant à elles, optent pour un entre-deux qui signale la fin de l’épisode et la continuation future par le prochain – le fameux « C’est tout pour aujourd’hui » des Shadoks. Au-delà de ce titre final, c’est également toute une mécanique de la fin qui se met en place, et qui rend la fin à la fois perceptible et compréhensible ; ainsi le « boss de fin » du jeu vidéo vient couronner l’accomplissement d’un niveau voire du jeu tout entier, en soumettant le joueur à une difficulté supérieure à tout ce que le jeu a proposé jusque-là. Exactement comme il y a boss de fin, il y a dernière image d’un film, dernière phrase d’un livre, dont le poids et la signification se trouvent décuplés en raison de la responsabilité que leur confère leur position : que l’on pense, par exemple, à John Wayne se retournant dans l’embrasure de la porte dans Prisonnière du désert, ou à l’ultime « Mon panache ! » de Cyrano…

Finir un livre ou un film est une étape en apparence nettement définie : on se trouve à la fin lorsque plus aucune page ne s’offre à tourner vers la gauche, lorsque toutes les images ont défilé à l’écran. Mais qu’en est-il, par exemple, de l’idée de finir un jeu vidéo ? Le jeu vidéo narratif fait bien arriver le joueur à un fin au sens diégétique du terme, mais finir la quête principale ne signifie pourtant pas avoir épuisé tous les possibles offerts par le jeu. Quêtes secondaires, possibilité d’ajouter des « mods », nouvelles parties en speedrun… le jeu semble se prêter à un renouvellement vaste, alors même que sa dimension narrative est arrivée à son terme. Sans oublier les jeux non narratifs, qui offrent, à l’image de Minecraft ou des modes multijoueurs de Call of Duty, un usage illimité, qui ne serait jamais menacé par d’autre fin que la lassitude du joueur.

Certaines œuvres mettent d’ailleurs en scène la difficulté à accepter la fin, quand on aurait envie qu’elles ne se terminent jamais. La fin du dessin animé Les Aristochats est ainsi amenée à contrecoeur par les personnages des deux chiens Napoléon et La Fayette : alors que de nombreux signaux (terme de l’histoire, changement dans les couleurs et musique de générique) mettent en place le contexte de fin, le chien Napoléon tente une fois encore d’(ab)user de son autorité en proclamant : « C’est moi qui dis quand c’est la fin ». Mais la fin s’impose malgré tout d’elle-même, le mot symbolique venant heurter le personnage et le pousser hors de l’écran : cette fin comique, dans le cadre d’un dessin animé, signifie bien malgré son humour à quel point la fin fait violence, en ce qu’elle contrarie le fantasme de poursuivre indéfiniment l’immersion dans la fiction.

Se pose également la question des fins alternatives et des fins multiples, moyen à la fois d’enrichir l’oeuvre et d’esquiver le caractère définitif de la fin unique : les livres « dont vous êtes le héros » ou des jeux comme Spec Ops : The Line et Life is Strange, proposent plusieurs fins alternatives en fonction des choix du joueur, et des films comme Rashomon d’Akira Kurosawa ou La vie est belle de Franck Capra, proposent, eux, des fins différentes en fonction des points de vue envisagés ou de la situation temporelle. La pratique des scènes post-générique popularisée par les films Marvel est également un moyen de proposer une autre fin que la fin proprement dite du film, en offrant au spectateur soit une scène bonus, soit un teaser de la prochaine production à venir. La fin alternative peut aussi être celle que va constituer le fandom d’une œuvre ou d’un univers, pour pallier une fin considérée comme trop triste ou indigne.

En outre, la fin se construit également dans une relation étroite à notre imaginaire. Elle peut ainsi s’offrir comme horizon de construction des intrigues, comme dans le cas des fictions d’apocalypse ; un film comme C’est la fin de Seth Rogen et Evan Goldberg en tire même son titre, jouant sur la convention qui veut que la locution « the end » n’apparaisse normalement qu’à la fin des films.

Les contributions pourront porter sur l’ensemble du champ médiatique (littérature, BD, jeu vidéo, spectacle vivant, cinéma, musique et chanson, internet, etc), et seront particulièrement bienvenues les propositions transversales visant à explorer plusieurs champs médiatiques.

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 15 septembre 2018 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant le 20 septembre, et l’article sera demandé pour le 1er mars 2019. La parution est prévue pour mars 2019.

Appel à communications : Journée du Centenaire Zévaco

Appel à communications, pour le 15 juin 2018

Le 8 août 2018 sera le centenaire de la mort de Michel Zévaco, emporté par une maladie d’estomac à Eaubonne, où il est enterré. A cette occasion, le Centre International Michel Zévaco organise une journée d’étude consacrée à l’écrivain, en collaboration avec le CSLF, l’Université Paris Nanterre et l’Université de Lleida. Cette journée vient compléter la parution, prévue pour octobre 2018, d’un hors-série de la revue Le Pardaillan, numéro-hommage qui a pour thématique l’une des dimensions les plus importantes de la vie de Zévaco, la révolte et sa mise en fiction [1].

Journaliste à la plume acérée, militant farouchement engagé, et romancier à succès, grand maître du roman de cape et d’épée, Zévaco est emblématique de la littérature de son époque. Ses romans, célébrés par Jean-Paul Sartre ou François Le Lionnais, ont fait rêver des générations, et ont été adaptés au cinéma (avec Jean Marais et Gérard Barray dans les rôles-titres) mais aussi à la radio, en bande-dessinée, ou encore en opérette. C’est dans la deuxième moitié du XXe siècle qu’il tombe dans un oubli relatif, sans doute partiellement dû à la désaffection du genre de cape et d’épée, et à la permanence de l’aura d’Alexandre Dumas.

L’un des objectifs de cette journée d’étude est donc de remettre à l’honneur ce romancier injustement oublié, et de faire le point sur son œuvre, cent ans après sa disparition. Les propositions de communication pourront porter aussi bien sur les romans et nouvelles de Michel Zévaco ou sur son activité dans la presse, que sur des thématiques biographiques, contextuelles ou théoriques (Zévaco lui-même, le milieu anarchiste et libertaire de la Belle Epoque, les modes sériels de publication, le cape et d’épée, etc). Toutes les propositions sont donc les bienvenues, quel que soit le champ disciplinaire dont elles émanent (littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des médias, études cinématographiques, sociologie de la réception, etc).

A titre indicatif, mais de façon bien sûr non exhaustive, voici quelques-uns des thèmes qui peuvent être explorés :

– postérité et image de l’auteur, de son vivant jusqu’à aujourd’hui (le succès auprès du lectorat, les discours tenus dans les médias et la construction d’une image d’auteur, l’oubli progressif à partir des années 1950-1960…)

– approche biographique, notamment concernant les liens de Zévaco avec les milieux anarchistes et libertaires des années 1890 (participation à des journaux, correspondance, témoignages sur ses passages en prison…)

– les rapports entre presse et littérature populaire (le passage de l’écriture journalistique à l’écriture feuilletonnesque, la question de l’engagement politique…)

– les questions de circulation médiatique, et notamment de diffusion à l’étranger (les traductions nombreuses déjà du vivant de Zévaco, la popularité toujours vivace aujourd’hui dans des pays comme le Brésil…)

– les adaptations cinématographiques et télévisées (films de Georges Hatot, Robert Vernay, Bernard Borderie, André Hunebelle et Edouard Niermans ; feuilleton de Josée Dayan)

– les adaptations non cinématographiques (opérette de Henri Varna et Vincent Scotto, bande-dessinée de Georges Vidal et Rino Ferrari…)

– études comparées avec d’autres auteurs (Alexandre Dumas et le rejet d’un modèle imposé, Arturo Pérez-Reverte et la postérité du cape et d’épée…)

– le cape et d’épée, fiction de genre à l’identité hybride (la stylistique du cape et d’épée chez Zévaco, la composante policière, scientifique ou encore fantastique des romans…)

– l’écriture de l’Histoire (la représentation d’événements fondateurs comme la St Barthélémy, le rapport au matériau historien et à la légende, les liens avec l’actualité politique comme le débat sur la séparation entre l’Eglise et l’Etat ou l’Affaire Dreyfus…)

– le rapport à la littérature canonique (intertextualité et modes de citation, réécriture de classiques comme Don Juan, représentation des mondes savants et littéraires…)

– études thématiques (les personnages féminins, le personnage et le stéréotype, magie et religion, le voyage et l’errance, la science…).

Les propositions de communication, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 15 juin 2018 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant fin juin. La journée d’étude aura lieu le vendredi 23 novembre 2018 à l’Université Paris Nanterre.

 

[1] Voir l’appel à articles pour ce numéro.

Appel à contributions : Nourriture

Appel à propositions d’articles, pour le 15 février 2018

Le cinquième numéro du Pardaillan, revue interdisciplinaire de littératures populaires et cultures médiatiques, sera consacré à un thème transversal, la nourriture. Présente dans tous les mythes, la nourriture fait de toute évidence partie des constantes de l’imaginaire humain [1]. Actes de prédation et de nutrition, banquets et famines, scènes de cuisine et de dévoration, source de vitalité et perversion excessive… la représentation de la nourriture prend bien des facettes, témoignant de notre rapport complexe, parfois comique, parfois angoissé, parfois sensuel jusqu’à l’érotisme, à ce dont ont se nourrit.

De fait, on mange beaucoup, en littérature : la nourriture a donné lieu à quelques « passages cultes », du repas démesuré de Pantagruel chez Rabelais, à la madeleine de Proust génératrice de mémoire spontanée [2]. La littérature dite populaire, quant à elle, est le lieu d’un ressassement obsessionnel du thème de l’alimentation : on peut penser, par exemple, aux descriptions fantasmagoriques de banquets pléthoriques que l’on trouve dans les romans de cape et d’épée d’un Zévaco, ou, plus récemment, dans les cycles de Robin Hobb. Etroitement associée à un personnage, la nourriture peut même se faire incarnation, emblème, tel que le sanglier d’Astérix, le cheesecake de « Gloves » Donahue (Humphrey Bogart) dans Echec à la Gestapo, ou encore le lemoncake popularisé par Sansa Stark dans Game of Thrones

Dans l’univers du conte peut se rêver, comme dans Hansel et Gretel, un univers merveilleux où tout serait comestible, expression d’une soif de dévorer le monde qui nous entoure, mais où nous guette le danger de devenir à notre tour aliments : de salvatrice face à la faim des enfants abandonnés dans la forêt, la surabondance de nourriture devient malédiction et ingurgitation contrainte, en vue du repas d’un autre. De la même manière, la surabondance d’aliments crée sa propre malédiction dans le film d’animation Tempête de boulettes géantes, dans lequel le rapport à la nourriture, d’abord sensuel et fait de désir inassouvi, se transforme en menace d’anéantissement imminent par des aliments devenus gigantesques.

Car, c’est visiblement un fait acquis, la moindre nourriture peut se faire assassine : un verre de brandy ou un sandwich au concombre peuvent suffire à faire passer de vie à trépas chez une Agatha Christie ou un Alfred Hitchcock [3], et une suspicion très lourde pèse alors sur le geste, pourtant vital et simple, de s’alimenter. Le paradoxe atteint son comble dans un film comme La grande bouffe, dans lequel la nourriture, source de vie, est choisie comme moyen de suicide par les quatre personnages.

Même lorsqu’elle ne tue pas, la nourriture semble avoir tendance à provoquer des comportements excessifs, dans les deux sens : à la suralimentation d’Hansel et Gretel répond alors le jeûne de Don Quichotte. Elle est aussi l’occasion de se pencher sur des objets insolites, comme « Le Hareng saur » – sec, sec, sec – de Charles Cros, et peut se faire déclencheur : dans la tragédie shakespearienne, le motif du repas interrompu marque le passage au désordre et à la violence, et dans Matrix, c’est l’acte d’absorption alimentaire (celui de la pilule) qui initie le réveil au monde réel. Dans la science-fiction, l’évolution de la nourriture est même l’occasion de réfléchir (à) l’évolution de l’humanité, et les formes qu’elle prend incarnent les différents futurs envisagés : ceux-ci sont tantôt optimistes chez Gustave Le Rouge, qui dans La Guerre des Vampires présente une gelée colorée, aliment ultime et aromatisable à volonté ; tantôt dystopiques, comme dans Soleil Vert de Richard Fleischer…

Des champignons multicolores de la licence Mario au « sushi légendaire » de Breath of Fire III, le jeu vidéo semble témoigner avec une acuité toute particulière de notre rapport ambigu à la nourriture. Parfois bonus facultatif et positif, la nourriture peut redonner de la vie au personnage : ainsi dans World of Warcraft, par exemple, l’absorption d’aliments solides permet de regagner de la vie, et celle d’aliments liquides de regagner de la mana. On peut également y apprendre le métier de cuisinier, pour préparer des plats conférant des bonus. Mais la nourriture peut également être une source de contrainte, et causer la mort du personnage lorsqu’elle vient à manquer : dans un jeu comme This War of Mine, la gestion du stock de nourriture est l’un des enjeux les plus importants pour le groupe de survivants dont le joueur a la responsabilité.

Bref, la nourriture est ambivalente, et c’est par cette ambivalence que l’on entend s’y intéresser au sein de ce numéro du Pardaillan. Plus encore, la nourriture est au croisement des codes génériques : que l’on pense par exemple au manga et à l’anime dérivé Ben-To, dont le scénario burlesque allie fascination quasi érotique pour la nourriture et affrontements épiques à la Battle Royale. Les contributions pourront donc porter sur l’ensemble du champ médiatique (littérature, BD, jeu vidéo, spectacle vivant, cinéma, musique et chanson, internet, etc), et seront particulièrement bienvenues les propositions transversales visant à explorer plusieurs champs médiatiques.

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 15 février 2018 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant le 20 février, et l’article sera demandé pour le 15 août 2018. La parution est prévue pour septembre 2018.

[1] Voir Gilbert Durand, Les structures anthropologiques de l’imaginaire.

[2] Sur la présence de la nourriture en littérature, on peut consulter entre autres la thèse de Carine Goutaland, récemment publiée sous le titre De régals en dégoûts. Le naturalisme à table, Garnier, 2017.

[3] A ce sujet, on peut s’amuser à consulter les deux livres de recettes-citations d’ Anne Martinetti et François Rivière : Crèmes et Châtiments : recettes délicieuses et criminelles d’Agatha Christie, et La sauce était presque parfaite. 80 recettes d’après Alfred Hitchcock.

Appel à contributions : Révoltes en fiction

Appel à propositions d’articles, pour le 28 février 2018

Le 8 août 2018 sera le centenaire de la mort de Michel Zévaco, emporté par une maladie d’estomac à Eaubonne, où il est enterré. A cette occasion, le Centre International Michel Zévaco souhaite publier un numéro hors-série de sa revue Le Pardaillan. Ce numéro-hommage aura pour thématique l’une des dimensions les plus importantes de la vie de Zévaco, la révolte : militant libertaire farouche, après avoir été militaire indiscipliné et enseignant révoqué, Zévaco fait de ses romans le lieu d’expression de héros au cœur bouillant, en révolte perpétuelle contre l’ordre des choses.

A la fois action (lorsqu’elle est, au sens large, refus d’obéir, mouvement de rébellion) et sentiment (agitation intérieure se traduisant par une opposition), la révolte correspond à une très large palette de comportements, de la désobéissance civile à la mutinerie, voire à l’insurrection. En tant qu’expression spontanée d’un mouvement de liberté, elle suppose également une dimension de révélation : la révolte est engendrée par une capacité nouvelle à voir et à agir, par un étonnement qui, plutôt que de laisser sans voix, suscite un geste jusque là réprimé. Parce qu’intuitive, la révolte a donc souvent le caractère de l’inattendu, et substitue à une temporalité réglée un temps ouvert, un inconnu. Un geste entre oui et non, selon Camus : « Qu’est-ce qu’un homme révolté ? Un homme qui dit non. Mais s’il refuse, il ne renonce pas : c’est aussi un homme qui dit oui, dès son premier mouvement. » (L’homme révolté).

Ce numéro spécial du Pardaillan se concentrera sur les formes que prend la révolte dans le cadre de la culture médiatique et populaire : comment des produits culturels destinés à la masse, et donc a priori nécessairement conformistes et lisses, peuvent-ils thématiser la révolte à l’intérieur de leurs fictions ? Révolte intime ou collective, politique ou littéraire et artistique… quelles formes prend la révolte dans les fictions médiatiques, et quels moyens celles-ci peuvent-elles se donner pour la peindre, en tant que processus, instant, ou explosion ? Et, par effet de retour, quelle image les usages de la révolte dans ces fictions donnent-ils des instances de pouvoir ? Car se révolter, c’est toujours se révolter contre, et sans repoussoir aucune révolte ne peut naître. Du désormais fameux masque du film V pour Vendetta, littéralement passé de la fiction à la réalité, à Hunger Games qui établit un lien explicite entre la culture télévisuelle du jeu grandeur nature et l’oppression politique, en passant par les représentations de la Fronde ou de la Révolution de 1789 dans la comédie musicale ; de la coloration politique progressive des Mystères de Paris d’Eugène Sue au fil de leur publication en feuilletons, à la révolte gentiment potache d’un Dr House qui finit par faire imploser le cadre dans lequel il vit, en passant par la révolte sans cesse avortée d’un FitzChevalerie dans le cycle de L’Assassin Royal, l’ensemble de la culture populaire et médiatique est traversée par ce questionnement qui articule fiction, révolte et représentation.

Les propositions de contributions pourront porter aussi bien sur des sujets proches de Michel Zévaco (Zévaco lui-même ou son œuvre, le milieu anarchiste et libertaire de la Belle Epoque, le cape et d’épée, etc), que sur des sujets ad libitum, et sur l’ensemble du champ médiatique (littérature, BD, jeu vidéo, spectacle vivant, cinéma, musique et chanson, internet, etc). Seront particulièrement bienvenues les propositions transversales visant à explorer plusieurs champs médiatiques.

Les propositions d’articles, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 28 février 2018 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant le 10 mars, et l’article sera demandé pour le 15 septembre 2018. La parution est prévue pour octobre 2018.

Appel à contributions : Autour de Zévaco

Appel permanent à propositions d’articles

La revue Le Pardaillan lance un appel à propositions d’articles pour sa rubrique « Les Cahiers Zévaco ».

Consacré aux littératures populaires et à la culture médiatique, Le Pardaillan est également la revue du Centre International Michel Zévaco, centre de recherches consacré à l’étude et à la diffusion de l’œuvre de Michel Zévaco. A ce titre, elle publie dans chaque numéro un article qui lui est consacré, dans la première rubrique de son sommaire.

Cet appel est lancé dans un double objectif : encourager et promouvoir la recherche sur Michel Zévaco, et varier le plus possible les auteurs publiés dans cette rubrique. Toutes les propositions sont donc les bienvenues, quel que soit le champ disciplinaire dont elles émanent (littérature, histoire littéraire, stylistique, histoire des médias, études cinématographiques, sociologie de la réception, etc).

A titre indicatif, mais de façon non exhaustive, voici quelques-uns des thèmes qui peuvent être explorés :

– postérité et image de l’auteur, de son vivant jusqu’à aujourd’hui (le succès auprès du lectorat, les discours tenus dans les médias et la construction d’une image d’auteur, l’oubli progressif à partir des années 1950-1960…)

– approche biographique, notamment concernant les liens de Zévaco avec les milieux anarchistes et libertaires des années 1890 (participation à des journaux, correspondance, témoignages sur ses passages en prison…)

– les rapports entre presse et littérature populaire (le passage de l’écriture journalistique à l’écriture feuilletonnesque, la question de l’engagement politique…)

– les questions de circulation médiatique, et notamment de diffusion à l’étranger (les traductions nombreuses déjà du vivant de Zévaco (notamment en turc), la popularité toujours vivace aujourd’hui dans des pays comme le Brésil…)

– les adaptations cinématographiques et télévisées (films de Georges Hatot, Robert Vernay, Bernard Borderie, André Hunebelle et Edouard Niermans ; feuilleton de Josée Dayan)

– les adaptations non cinématographiques (opérette de Henri Varna et Vincent Scotto, bande-dessinée de Georges Vidal et Rino Ferrari…)

– études comparées avec d’autres auteurs (Alexandre Dumas et le rejet d’un modèle imposé, Arturo Pérez-Reverte et la postérité du cape et d’épée…)

– le cape et d’épée, fiction de genre à l’identité hybride (la stylistique du cape et d’épée chez Zévaco, la composante policière, scientifique ou encore fantastique des romans…)

– l’écriture de l’Histoire (la représentation d’événements fondateurs comme la St Barthélémy, le rapport au matériau historien et à la légende, les liens avec l’actualité politique comme le débat sur la séparation entre l’Eglise et l’Etat ou l’Affaire Dreyfus…)

– le rapport à la littérature canonique (intertextualité et modes de citation, réécriture de classiques comme Don Juan, représentation des mondes savants et littéraires…)

– études thématiques (les personnages féminins, le personnage et le stéréotype, magie et religion, le voyage et l’errance, la science…)

Tout cela n’est bien sûr qu’un ensemble de pistes à explorer, et Le Pardaillan accueillera favorablement toute autre proposition.

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé au plus vite, et l’article sera publié dans le prochain Cahier Zévaco disponible.

Appel à contributions : Signatures

Appel à propositions d’articles, pour le 15 septembre 2017

Le quatrième numéro du Pardaillan, revue de littérature populaire et culture médiatique, se propose d’interroger la notion de signature dans les productions culturelles, artistiques et médiatiques. La question de la signature renvoie à celle de la paternité de l’œuvre : signer une œuvre entérine une forme de reconnaissance de cette paternité, mais aussi une propriété et un droit moral. La signature est également le lieu où s’établit un jugement de valeur sur l’œuvre, distinguant le domaine de l’art de tous les autres domaines. En outre, elle entretient un lien étroit avec l’empreinte personnelle de l’auteur. Si l’on postule en effet que tout artiste signe son œuvre dans les formes qu’il manipule, on peut alors penser que toute œuvre induit une signature spécifique par la récurrence, plus ou moins consciente, de motifs, d’obsessions, ou de procédés particuliers et originaux.

La signature se caractérise en premier lieu par le nom : elle est le nom qu’appose le peintre en bas du tableau, ou l’écrivain à la fin du manuscrit, parachevant ainsi l’œuvre en la baptisant du nom de son auteur. Cette signature revêt une dimension parfois très matérielle : des signatures comme celles d’Eluard ou de Cocteau, dans leur graphisme caractéristique, qui place le nom dans l’espace d’une manière unique et immédiatement identifiable, produisent un double effet de signature, par la forme autant que par le sens. C’est cette mise en espace du nom qu’exploitent des auteurs comme Franquin, dont la signature, à la fin de chaque aventure de Gaston Lagaffe, prend une physionomie différente, adaptée à l’histoire qu’elle signe. Le nom de Franquin peut ainsi être aplati sous un fer à repasser, coupé en deux par la chute d’une boule de bowling ou relié à une prise électrique : il n’en reste pas moins toujours immédiatement reconnaissable, et se fait le lieu d’une bande-dessinée en miniature, sans cesse renouvelée.

La pratique du pseudonyme montre par ailleurs que le geste de signature peut être, lui aussi, au même titre que l’œuvre elle-même, objet d’invention et de création. La signature pseudonymique, en plus de l’attribution de paternité, revêt la forme d’un masque que l’auteur choisit de porter en tant que créateur, et la création de ce masque passe par l’inventivité onomastique. Il arrive également à la signature de pénétrer totalement dans la fiction, lorsque ce sont des personnages qui signent leurs actions : du Z de Zorro, lacéré sur le pourpoint de ses adversaires, qui essentialise tout le personnage en une lettre, jusqu’à la signature de Fantômas, dont l’encre apparaît ou disparaît à loisir sur les cartes de visite ou les chèques bancaires, incarnant le caractère insaisissable du bandit ultime.

Mais l’attribution d’une dénomination n’est pas la seule façon de signer. Tout d’abord, la dénomination peut être effacée, cryptée, comme dans nombre d’œuvres médiévales qui ont recours à un engin (énigme) pour dissimuler le nom de leur auteur. Elle peut aussi être remplacée ou secondée par une autre forme de signature, non nominative, et même non verbale, passant alors du Z de Zorro à la chauve-souris stylisée de Batman. Ainsi, les apparitions d’Alfred Hitchcock dans ses propres films, fugaces micro-fictions esquissées autour d’un homme qui manque son bus ou transporte une contrebasse, sont une forme évidente de signature incluse à l’intérieur même de l’œuvre. La présence du réalisateur dans ses films vient, littéralement, incarner la « patte » du créateur dans l’œuvre.

Il faut également prendre en compte le cas des œuvres plurales, incontournables dans le champ médiatique moderne : les champs de la création tels qu’ils se déploient aujourd’hui associent bien souvent des savoir-faire techniques, artistiques, informatiques, qui nécessitent l’intervention de plusieurs personnes, voire d’une équipe considérable. Dans ce type de configuration de la création, on peut se demander quelles personnes peuvent être identifiées comme auteur, qui a la légitimité de « signer » l’œuvre, et quelle forme cette signature peut prendre. Ainsi, comme une réponse aux apparitions d’Hitchcock dans ses propres films, les caméos de Stan Lee dans les films des studios Marvel reprennent ce procédé de signature en l’étendant à l’échelle d’une franchise et d’un univers fictionnel – Stan Lee n’étant pas le créateur de tous les super-héros Marvel, mais devenant emblématique de toute une production culturelle et médiatique. De la même manière, d’autres signatures collectives jouent avec leur dimension cryptée, faisant appel à la perspicacité d’un public qui se constitue en communauté de fans, et auprès de qui la signature devient le moteur d’une complicité : que l’on pense par exemple aux « Mickey cachés » des studios Disney (que l’on retrouve dans la forme d’un dossier de chaise, d’un bouton de manchette, ou encore de l’agencement de bulles de savon), ou au numéro « A113 » des studios Pixar (visible sur des plaques d’immatriculation, des boîtes de céréales ou des graffitis). On retrouve ce procédé au-delà du seul cinéma : ainsi le lick, courte cellule mélodique, reprise à l’identique mais adaptable à tout morceau de jazz, fait figure de signature à l’échelle de tout un genre musical.

C’est donc la signature dans toute son ampleur que ce numéro veut aborder, en tant que phénomène d’appropriation et d’affirmation d’une œuvre, en tant que signature singulière ou collective, prenant des formes d’une inventivité infinie. Les contributions pourront porter sur l’ensemble du champ médiatique (littérature, BD, jeu vidéo, spectacle vivant, cinéma, musique et chanson, internet, etc), et seront particulièrement bienvenues les propositions transversales visant à explorer plusieurs champs médiatiques.

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 15 septembre 2017 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant le 20 septembre, et l’article sera demandé pour le 1er mars 2018. La parution est prévue pour mars 2018.

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Appel à contributions : Populaire, moi ?

Appel à propositions d’articles, pour le 15 février 2017

Pour son troisième numéro, Le Pardaillan souhaite revenir sur l’épineux adjectif « populaire », et sur les délimitations du champ populaire, pour essayer d’en proposer des éclairages différents. Cet adjectif sert de point d’appui épistémologique, en ce qu’il est constitutif d’une catégorie théorique, alors même qu’il est sémantiquement flottant. Il hérite en effet de tous les jeux polysémiques, rhétoriques et idéologiques du mot « peuple », de la masse indifférenciée aux couches socialement défavorisées, en passant par la communauté souveraine ou encore le populisme… Lourd de toutes ces significations possibles, il s’est constitué comme pôle d’adversativité (le populaire comme polarisation constante du non-populaire), définissant en négatif une « culture légitime ».

Il peut sembler étonnant d’avoir choisi un mot si instable pour désigner une catégorie littéraire et culturelle, d’autant que « le populaire » a la vie dure, malgré les nombreuses expressions de remplacement (paralittérature, culture médiatique…) qui ont pu être proposées. Mais il est possible d’apporter des éclairages à cet usage de l’adjectif « populaire » en se penchant sur des cas-limites, frontaliers. Le fait de prendre la culture populaire comme objet d’étude implique en effet de forger des outils théoriques adaptés, et de réfléchir à ces outils que l’on se crée (comme le fait, par exemple, le dernier numéro de Poétiques comparatistes, « Fictions médiatiques et récit de genre. Pour en finir avec le populaire ? »). Que se passe-t-il lorsque l’on applique ces outils à des objets qui semblent inattendus, car ils n’appartiennent a priori pas au champ du populaire ? Un auteur comme Martial, du fait de son ancienneté et de son genre littéraire, l’épigramme, est aujourd’hui un auteur de spécialistes, relégué au domaine des études littéraires et antiques. Mais que devient ce même Martial lorsqu’on le considère comme populaire au point d’avoir été imité par d’innombrables auteurs jusqu’au XVIIIe siècle, et que devient la notion de « populaire » ainsi employée ? De nombreux auteurs du XIXe siècle, aujourd’hui intégrés au canon littéraire et faisant figure de monstres sacrés, ont publié leurs écrits dans les mêmes circuits de diffusion que la littérature dite populaire, à savoir le feuilleton. Comment articuler ce croisement entre populaire et canon, et comment, peut-être, relire le canon à la lumière de ce mode de diffusion ? Autre forme de croisement possible, la figure de Louis XIV, figure non-populaire au possible, à un certain sens du mot du moins, est aujourd’hui l’un des personnages historiques les plus populaires de la culture médiatique, de la série télévisée à la comédie musicale. Les zones de croisement sont nombreuses, on le voit.

C’est ce genre d’expériences que souhaite rassembler ce numéro du Pardaillan, dans le but de relire la notion de « populaire », ainsi désancrée de son domaine habituel. On s’est en effet habitué à considérer l’usage du terme « populaire » comme légitime dans certains champs culturels (le jeu vidéo est populaire), et scandaleux dans d’autres (Rembrandt ne l’est pas) : il ne peut être que fructueux d’essayer de réfléchir en sens inverse. Les contributions pourront porter sur l’ensemble du champ médiatique (littérature, BD, jeu vidéo, spectacle vivant, cinéma, musique et chanson, internet, etc), et seront particulièrement bienvenues les propositions transversales (chronologiquement et médiatiquement), et les propositions d’exploration des transferts médiatiques (adaptation, circulation, réécriture…).

Les propositions de contribution, d’une longueur de 500 à 1000 mots environ, sont à adresser à luce.roudier [@] gmail.com pour le 15 février 2017 au plus tard. Si la proposition est retenue, l’auteur sera informé avant le 20 février, et l’article sera demandé pour le 15 août 2017. La parution est prévue pour septembre 2017.

 

Soirée de lancement de La Taupe Médite !

Jeudi 20 octobre 2016, La Taupe Médite organisait sa soirée de lancement, suite à la campagne de financement participatif menée sur Ulule !

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Nous étions une vingtaine, réunis au bistrot Le 54, autour de la Taupe. Une soirée très sympathique arrosée d’un délicieux punch !

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La soirée a également été l’occasion d’écrire un cadavre exquis géant… jeu d’écriture collective à l’aveugle qui va si bien à la Taupe.

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Voici la création :

La Taupe arboricole avisait de son regard perçant les proies qui se tenaient sous les frondaisons. « A qui, pensait la Taupe, à qui pourrais-je bien extorquer un article ou un auteur ? » La Taupe, on l’aura compris, s’ennuyait dans son morne et souterrain séjour. Pas le moindre petit morceau de pavé ou d’in-folio à se mettre sous les bésicles. Ce prédateur d’un genre nouveau cherchait à alimenter sa bibliothèque. Un naturaliste, contemplant cet étrange animal, aurait aussitôt cherché à étudier les causes de cet appétit de lecture. Soudain, rajustant ses lunettes, elle vit une horde de lutins barbus (petits mais sexy) qui s’approchèrent afin de caresser délicatement les poils de ses orteils. C’est alors qu’ils décidèrent de rentrer dans l’appartement pour s’occuper de leurs plantes vertes. Une fois l’arrosage terminé, ils prirent la décision d’écrire un article. L’un comme l’autre manquaient d’imagination. C’était la première fois qu’ils écrivaient ensemble. Maudite, maudite, la Taupe ne cessait de marmonner ce mot ! La pipe avait disparu et ses lecteurs seraient furieux… Comment la retrouver ? Qui l’avait subtilisée ? Il fallait faire appel à un fin limier !… Et là, BIM ! « Incroyable », qu’on se dit dans un moment pareil… L’épiphanie, quoi. Il fallait donc se mettre au travail… Mais comment se mettre au travail lorsqu’une Taupe médite. Médite sur des méditations métaphysiques ? Elle a beau creuser, le sol est impénétrable. Pourtant, le vendeur lui avait assuré que c’était un sol de très bonne qualité. Le genre de sol que l’on présente à ses parents et que l’on poste sur son mur Facebook. Mais là, rien à faire, elle n’a pu entamer la surface, sa pelle gît, inutilisable. Et la voilà en retard. Et elle déteste être en retard. Il va lui falloir un tractopelle. Elle fit donc de nombreux kilomètres dans toutes les directions. Elle se perdit de nombreuses fois, mais par bonheur la chance finit par lui sourire. Il était là, seul, comme abandonné au milieu de cette grande clairière verdoyante. Sa grosse pelle jaune toute dressée vers le ciel, ses grosses roues noires, sa cabine aux vitres si propres et pures, ses gros boutons et leviers pour faire « tûûût tûûût », « pouêt pouêt », « cric crac » et « vroum vroum ». Elle regarda à droite, puis à gauche. Personne. Elle se mit alors à courir, pénétra dans la cabine, tourna la clef du contact ; le moteur se mit à rugir, propulsant le monstre d’acier dans la forêt environnante. Elle se sentit alors libre et heureuse. Et là elle pensa : « Putain, c’est l’occasion de faire un casse ». Au volant de son tractopelle, elle partit donc en quête d’une banque à dévaliser. C’est alors qu’elle la vit dans sa splendide robe de satin pourpre brodée de brillants. Mais, horreur ! Le victomte de la Barre lui bloquait le passage ; son sourire sarcastique la défiait ; c’était le moment qu’il attendait et qu’elle ne pouvait plus repousser. La Taupe rassembla son courage à deux mains et dégaina de la droite l’épée de son père. Elle se fendit aussitôt mais le coup fut paré par l’habile vicomte qui riposta par un feinte suivie d’une attaque en quarte, parée elle aussi, par une sixte de la Taupe qui envoya au noble infâme une tierce puis une quinte et une autre tierce, mineure celle-ci. L’ignoble de la Barre rendit un son disgracieux pour s’effondrer enfin, percé au pectoral. la Taupe, vengée après tant d’années, délivra la marmotte et toutes deux rentrèrent au château pour vivre heureuses et avoir beaucoup d’enfants.
FIN.

ENCORE UN IMMENSE MERCI A TOUS !!!

Jamais trois sans deux : quand la trilogie devient dyptique

Les aléas de la recherche : on s’attend à trouver quelque chose, et parfois, on ne trouve rien. D’autres fois, on trouve bel et bien, mais pas tout à fait ce que l’on escomptait…

Les bibliographies de Michel Zévaco indiquent de manière unanime que sa première série romanesque s’intitule Le Royaume de Minuit et comporte trois romans, publiés entre 1890 et 1891. Ceux-ci s’intitulent respectivement L’Ombre FataleLe Train Rouge et Le Roi de Minuit.

Le premier volume, L’Ombre Fatale, est prêt à sortir aux éditions La Taupe Médite. C’est aussi le tout premier volume à paraître chez la Taupe, et la Taupe en était très fière. Mais la Taupe a eu une surprise, car il s’avère que Le Royaume de Minuit n’est en pas une trilogie, mais bien un diptyque.
Explications : exhumé aujourd’hui même, le troisième roman de la série, Le Roi de Minuit, n’est en fait que la réédition, à la virgule près, du premier, L’Ombre Fatale. Seuls changent le titre, le journal et le nom de l’auteur.

Cette découverte est à la fois déceptive et fascinante : la Taupe se doit d’annoncer qu’elle ne publiera pas la trilogie attendue, mais bien un diptyque, et en outre cet imprévu va retarder légèrement l’impression des volumes de L’Ombre Fatale, qu’il faut adapter à ce nouvel état des choses. Mais se trouve du même coup ouverte une nouvelle enquête, sur ce pseudonyme de Pierre de Mayran, qu’utilise Zévaco entre août et octobre 1891, pour publier ce roman déjà sorti un an auparavant… Elémentaire, mon cher.

OF:RM